je pense à vous
Je dois vous dire d’ailleurs que je pense à vous parfois, et même assez souvent dans mon exil. Je pense à vous le soir en m’endormant, et le matin en me réveillant.
Je pense à vous vers 10 h 15 habituellement, et parfois aussi vers 10 h 30. Avant le déjeuner, et aussi après le café. Je pense à vous dans ma chambre et sur le chemin de la plage. Je pense à vous près du bar, n’entendant rien de ce que me demande le barman. Je pense à vous en dinant avec des idiots, ce qui me peint un sourire idiot sur le visage. Je pense aussi à vous le soir tard. Et avant, je pense parfois à vous vers 20 h, avant le journal, et vers 20 h 30, après. Je pense à vous qui pensez sans doute à moi. Je pense à votre sourire souvent, et je pense aussi à votre air distrait : répondant un « mmmh ? », alors que vous faites une équation compliquée, et que je vous parle de mon prochain boulot. Je pense à vous, je dois l’avouer, en croisant de jolies femmes dans la rue. Je pense à vous parfois même distraitement : en pensant à tout autre chose. Par exemple, je pense souvent à vous en lisant un rapport d’expertise, ce qui fait que je dois le relire –en pensant à vous. Je perds un temps fou, mon cher amour, à penser à vous ! je pense à ce qui en vous colore de tendresse chacune de mes nuits et chacun de mes jours. Je pense à vos yeux bleus aussi. Je pense à vos, je pense à votre, je pense à, mais n’insistons pas : je n’y penserai plus dès que je les aurai sous la main. Que ça finisse, cette pénitence ! Je vous aime.
Commentaires
Je vous aime
12 billets plus tard, je dois dire que j'adore la fine ambigüité du Je "vous" aime ! Bravo l'artiste ! (je veux dire : François !)
Je t'avoue, Yves, que j'avais aussi demandé jetai.me mais je n'ai décroché que jevousai.me. Ça ajoute une dimension originale, on va voir ce que ça donne à la longue :-).
J'avoue qu'un singulier "Je t'aime" m'aurait bien embarrassée (car hélas pas embrassée). Le Monténégro et ses prompts amateurs ont bien fait les choses.