A mon grand vieux pote Pierre, le frère que je n’ai jamais eu mais qui s’est arrangé pour être là quand même et qui malgré sa vie chargée sauve la mienne quand besoin est,
à mes enfants qui depuis que maman écrit vivent dans un taudis aux repas simplifiés, à leur père « quand même »,
à Anna F. C. et Anna G.,
à Satsuki qui aurait dû je crois être ma petite soeur,
à tous les amis de l’internet qui se sont rapprochés dont une si belle cyber-famille et deux Marseillais, quand ceux de l’ancienne vie courageusement fuyaient,
à quelques geeks, prosélytes lyriques, Paris Carnetistes, Vieux Cons et VRBtistes, lecteurs des Marcheurs, que je connais bien, certains buveurs de whiskies ou membres d’un ciné-club mourant et amis du Rond-Point, de plus rares choristes, et d’encore plus rares anciens collègues d’usine devenus vieux amis,
à celui qui aime danser et à une de ses grandes amies,
à ceux qui ont écrit des livres qui ont sauvé ou changé ma vie (mention spéciale récente pour Tatiana Arfel),
à Philippe Besson dont l’interception sympathique il y a trois ans me sauva la vie (et auquel, ingrate, je n’arrête pas pour autant de dire que ses bouquins sont trop gentils),
à mes cousin(e)s qui font de ma famille autre chose qu’une étrange étrangère, à mes parents, mort ou vive, pour le prénom, Paris, l’Italie et le départ de vie,
à mes chers disparus les définitifs et les autres (Claire, Claire, Francesca, Kerstin, Kaï-Uwe, ... qu’êtes-vous devenus ?)
à deux Florence l’amie libraire et l’autre que je ne connais pas mais au sujet de laquelle et sans l’avoir voulu je sais tant de choses,
à ceux de ses amis qui sont devenus les miens (Vincent, François, Hélène et les autres),
à mes autres amis libraires qui m’ont permis de trouver refuge quand j’en avais tant besoin (Alain et Michèle, Jean-Marie, Sylvie et Erika, Sylviane et Sylvie au moins)
à ceux qui font du Méliès le plus chouette des cinés (et l’un des lieux refuges que devenue spectre j’ai pu hanter),
à Philou Jae le grand sorcier, Oum, Géo et Shmoudoune (d’ailleurs, s’il veut bien me la prêter pour certains cas désespérés ...),
à François B pour tout ce qu’il fait, à mes mauvaises fréquentations dans leur ensemble pour leur très mauvaise influence dont je leur sais infiniment gré,
à Olivier Adam plus particulièrement, et Marc Zaffran,
à Viviane H., Dominique S. et Fred V. et l’autre Fred même s’il est (un peu) loin (désormais), à madame B. (grand respect),
à une Gilda qui n’est pas moi,
à l’amie de beaucoup de ces amis-là et qui est l’amie des livres et qui se reconnaîtra (si elle passe par là),
aux 129H et à Rime et à Fabien Marsaud, croisé brièvement mais qui a eu les mots (justes),
à plusieurs Elisabeth (désolée de regrouper mais on m’a dit « un ou deux feuillets » ;-) en particulier celle de Bagdad et celle qui s’appelle Simone en vrai),
à Véronique D. et Véronique A. celle des bouts du monde et celle de Proust,
à Nikita et deux jeunes Julien qui donnent confiance pour un futur,
à Jean-Mi l’ami d’enfance, à mon premier amour qui m’a quittée mais sans disparaître et avec respect,
à Stacey Kent, Jean-Stéphane Bron, Pierre Trividic et son complice,
à Patricia Highsmith même si je suis arrivée trop tard et elle partie trop tôt pour qu’on puisse se croiser, à quelques autres aussi qui ont précédés (mais dans ce cas il faudrait un deuxième billet),
à Johnny, bizarrement mais si, à Ariane A. sans rancune toujours la même admiration,
à Nelson et Sushi qui m’ont soignée dimanche dernier, à mon Olympus qui prend seul ses photos en me faisant croire que je sais faire ça, à tout ceux qui ont contribué à mettre au point la pilule contraceptive et l’internet – vie lourde et difficile si l’un comme l’autre n’existaient pas -,
à l’eau qui se boit et celle qui se nage, à l’air respirable (pour le feu, ça dépend des fois),
à personne hélas en particulier (cette année ?), disons donc par défaut aux D. septentrionaux,
à ceux que j’ai pu oublier mais qui m’auront pardonnée,
à l’amie-Edmée aux yeux d’or qui m’a fait grandir, s’est volatilisée, a failli m’en tuer, mais m’a laissé une vie (bientôt) libre et pailletée avec un chemin à suivre escarpé cependant de toute beauté, à celui de ses frères qui est une belle crapule mais qu’il me faut néanmoins remercier et pour le travail par certains côtés (mais alors pas tous, non, vraiment pas) plutôt génial qu’il fait, à son autre frère après tout et qui semble doux et sa soeur (en un jour de liesse trop brièvement croisée),
à l’homme d’un mois d’automne, aux yeux gris de fatigue à qui j’espère rendre le bleu (dés qu’en moi ça ira mieux)

baci a tutti.

je vous aime.