Je vous aime

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Envoyez votre lettre

Qui n'en portez le nom

à G., à J., à M.... aux autres

Amis qui n'en portez le nom
fidèles de l'instant
rencontres de hasard
d'amitiés partagées
amis d'amis
amis fratrie
beaux-colocs
beaux-vieux-cop's
confidents éphémères
de soirs sans lendemain
complices inoubliables
sans trace et sans adresse
amis dont on emporte comme
un coin de rêve
si vous étiez plus proches
la distance et le temps
nous le serions
amis
je vous aime

quatre-vingt quinze défauts

Je vous aime.
Je vous aime depuis longtemps, je vous ai aimé avant de pouvoir le faire. La légende dit que l'histoire a commencé avant même que nous sachions ce qu'est l'histoire.
Je vous aime comme le pain, comme celui que vous faites au quotidien, comme cette farine légère et dense dont vous êtes pétri, cette humanité nourricière qui vous fait la main tendue et pleine.
Je vous aime comme le pain et parfois j'oublie que je vous aime. On ne vit pas des années durant sans que ne s'installent aussi des tendresses machinales. Ce n'est un reproche que pour ceux qui n'en savent pas la réconfortante permanence ou pour ceux qui jamais ne se réveillent de leur torpeur.
Je vous aime d'accepter et de provoquer ce réveil, que l'odeur du pain chaud et de la peau nue s'ouvrent en grand sur des fringales sans détour.
Je vous aime de savoir que vous ne serez jamais mon unique objet d'amour, j'aime votre regard sur moi quand je regarde l'enfant, la fleur, ou la vague et j'aime vos yeux sur l'ami, le chat, la vieille dame et la pâte qui lève.
Je vous aime comme je peux, souvent avec des mots parce que c'est ce que je sais faire. Je vais vous donner l'adresse de ce texte, vous irez le voir sans moi, et bien que je ne sois pas là pour vous voir, je sais que vous allez secouer la tête avec un sourire en coin et un petit grognement embarrassé, car chez vous, les mots servent à bavarder. Ils flottent autour de vous comme des miettes sans importance, c'est une monnaie de billon, des fleurs de papier crépon.
Ce qui dit, chez vous, ce sont vos mains, les gestes que vous posez, votre façon de prendre soin. Vous parlez de pain et de silence, vous parlez de votre épaule et
de ce bras qui entourent, vous parlez de porte ouverte et d'attente sans fièvre.
Homme à quatre-vingt quatorze défauts, depuis longtemps, je vous aime.

Les bancs publics

Je vous aime, bancs publics. Je vous aime, parce que les petits oiseaux viennent picorer les miettes sous vos traverses écartées, que sur vous, les amoureux viennent se bécoter, les sans abri s' allonger et les vieux se reposer. Je vous aime, parce que dans les grandes villes, vous êtes à vous seuls l'espoir d'une pause, d'un soupir, d'un petit silence - vous êtes la petite cantate des rues assourdissantes... Je vous aime, parce qu'à chaque Saint Valentin, en mémoire de toutes mes amours perdues , je choisis l'un d'entre vous, si possible près d'une touffe de perce-neige et à l'ombre d'un chêne, et je pense à Georges Brassens, à l'amour et au printemps...

Et même si je viens seule m'asseoir sur toi, Banc Public, il me suffit de fermer les yeux et hop ! Me voici bien à l'abri des regards obliques...

Monsieur Biou, je vous aime

J'aime votre regard, si tendre
Et la couleur de vos yeux

Votre peau est si douce, j'aime me blottir
Avec tendresse, tout contre vous
Ici, dans vos bras, je me sens
Si bien, toute protégée, rien ne pourra nous arriver

La vie est si jolie depuis ce jour de juillet, où

En un baiser vous m'avez transporté dans un monde
Parfait, empli de bonheur, d'humour, et d'amour
Ou chaque nuit avec vous, est tout simplement
Une raison de plus de vous aimer.
Si vous étiez un chocolat
En une bouchée je vous croquerai
Rien que pour gouter à vos petits yeux noisette

Oh oui, Monsieur Biou, je vous aime

L'appel

Je vous aime et....
Ce poème fait comme je te parle. Non ! ce poème fait comme tu me parles. Oui ! comme tu me parles dans mon écriture qui appelle. Sait-elle qui ? Je sais que c’est toi mais tu me fais autre et alors je monologue autant de « tu » que tu me multiplies. Oui ! ce poème fait comme nous nous parlons. Je fais silence ou je suis volubile. Tu es le silence de ma volubilité et je suis volubile avec tes silences. Tu attends que je te dise et tu parles d’autre chose pour que j’entende. Nous nous parlons par-dessus tout ça sans nous entendre toujours. Oui ! nous nous entendons parfois. J’élève la voix et je me tais. Tu viens et tu pars. Tu demandes sans rien dire et tu appelles sans cesse mon nom. Je l’entends loin, très loin de moi. Mais plus tu appelles, plus il s’approche. Il me pénètre. Tu m’envahis de mon nom. Il ne m’appartient plus. Il m’envahit de toi, de ton souffle. Mon nom me traverse plein de toi. Oui ! mon nom est ton appel. Nous nous comprenons par-dessus tout ça sans nous entendre toujours. Oui ! nous nous entendons souvent. Ce poème nous fait. Non ! tu me fais ce poème comme je t’écris et je te fais ce poème comme tu me parles. Ce poème nous fait parler. Non ! ce poème nous parle puisque nous nous entendons très loin. Ce poème nous fait très proches. Nous venons dans ce qu’il nous fait. Nous nous faisons tout entier dans sa venue incessante. Nous nous emmêlons dans son inaccomplissement. Oui ! il ne peut cesser tout pendant qu’il nous cherche. Non ! je te réponds dans son recommencement. Tu m’appelles dans sa voix infinie.

Amour

Je vous aime!

Tout doux, tout passionnément, tout bleu, tout rouge!
Mes amours.
Mes enfants.
Mes amis.
Mes animaux et mes fleurs.
La vie.
la beauté.
Le mystère de la spiritualité.
je vous aime, je vous aime, je vous aime!

Et chacun de vous le sait. Et me le rend si bien.

Chaude aspiration vers le plus beau, le plus élevé, le meilleur de nous mêmes.
Espoir que nos petits combats, nos grandes idées, nos espoirs ne soient pas vains.
je vous aime,
J'aime.

merci à tout ce qui vit, bouge, se dilate, se rétracte, palpite autour de moi et en moi!
Vibration nécessaire et essentielle.

Reconnaissance

Cher ami,
Sans tarder, je réponds à votre lettre reçue à l’instant. C’est que je crains d’oublier de le faire. Je ne suis plus aussi agile que dans votre souvenir, ni en geste, ni pour le reste. Vous me demandez de me raconter un peu. Cette invitation à la confidence me troue légèrement la mémoire car voilà bien longtemps que je n’ai eu à entreprendre de tels débordements. Vous savez que je vis recluse, que je survis en moi-même, que je confronte souvent mes paroles à mes pensées et inversement, sans jamais avoir d’écho, sans jamais savoir si je songe à voix haute ou si je rêve tout bas. Au point que j’en suis venue à oublier que j’avais un contour.

A l’instant donc, je suis celle que je désire vous faire voir. Ce n’est pas chose facile. Car je ressens déjà les signes de ce rêve. Un rêve étrange dont les vestiges me submergent comme une cité antique. Un rêve que je recommence chaque fois et qui se poursuit toujours un peu plus loin, un peu plus long dans l’histoire. Je ne suis pas certaine de sa signification, je sais seulement que dans chaque sommeil, je sombre et que je vous rejoins. Il est toujours 14 heures 05 à votre montre. Je sais précisément tout de cet instant qui ressemble à une éternité. Vous le savez, je triche un peu, je me repasse l’image au ralentit. Mille fois. 1000.

Instants précieux comme ce parfum exubérant et déraisonnable n'est-ce pas ? Il traîne encore son sillage comme une écharpe coincée dans la porte cochère où je vous ai attendu la première fois. Vous lire aujourd’hui ravive toutes mes nuits, celles que nous avons vécues et celles que nous avons attendues. Mon rêve est tellement réaliste et plaisant que le réveil est à peine remarquable. Je soupire et je traîne toutes mes journées comme un sac de sable qui écoule son fardeau dans une incroyable poussière que je sens un peu mais que je ne vois plus. C’est que ma vue a baissée, elle aussi, comme une paupière engourdie annonce les petits frémissements.

Hier j’avais soif et j’ai bu aujourd’hui. N’est-ce pas troublant ? Vous étiez là, jeune et beau. J’étais à vos côtés amusée. Vous n’aviez pas encore reçu ces éclats dans la peau, comme des rides prématurées. Vous n’aviez pas les cheveux blancs que je devine. Nous étions sur le balcon du monde, nous y avions la meilleure vue qui soit, imprenable puisque nous avions la vie devant nous. Hier j’étais sur le point de me désaltérer et aujourd’hui je bois vos paroles ou plutôt vos merveilleuses pensées. Je sais à présent que vous ne m’avez pas oubliée. J’en suis heureuse. Je termine cette missive et je vais m’allonger, je suis si fatiguée. Je vous dis à tout de suite. Votre fidèle. Moi aussi je vous aime.

Train de vie, train de nuit

je vous aime, ma petite âme; les jours qui tapissent nos corridors quotidiens ne changent rien : quand vous êtes loin, je suis esseulé, et mes envies les plus grivoises me donnent l'impression que je vous ai connu hier.
je vous aime

Des Je vous aime's

Y-a-t-il plus fort que l'amitié?
Vraiment on peut se le demander
Encore peut-être quelques années
Sans toi avant que je te dise "Je vous aime"

Fort est mon sentiment pour toi
Le cours du temps est passsé sous les ponts
On ne se voit plus mais de temps à autre
Revient ton souvenir différent des autres
Encore peut-être quelques années
Nécessaires à ce que mon amitié pour
Toi devienne un "Je vous aime"

Même si cela fait quelques temps
Autrefois je te l'avais dit
Redire ces mots à un autre est parfois dur
Ton souvenir revient comme un loup des steppes;
Incidemment les moments de la vie
Autrefois vécue ensemble
Laissent un goût de "Je vous aime"

Finalement toi mon ami de mes dix-huit ans
Reste celui qui gardera la première place
Au dessus de tous dans mon coeur
Ne pas t'oublier malgré ton brusque départ
C'est ce qui me guide quand je me sens dans le noir
Kermesse en mon coeur quand je t'avais dit Je vous aime

La promesse de Prométhée

Était-ce au détour d’un couloir, à la sortie de cette conférence sur la Deuxième République et les espoirs piétinés de 1848 ? Ou après ce cours de Cidrolin sur la symbolique du 8, le nombre au-delà du 7 céleste ?

Je ne sais plus. Mais je n’ai pas oublié tes chaussures rouge carmin, qui d’un seul coup m’ont dessillé, sorti de ce spleen indécis où s’égarait mon âme d’étudiant. Comme si de mon disque dur interne avait soudain été balayée toute mélancolie. Du génie dans les bottines, à n’en pas douter. Nouvelle Prométhée, tu as révélé le feu qui n’attendait qu’à s’épanouir en moi.

Tes talons disaient la promesse d’un bal éternel, d’accordéons sans pompeux flonflons, tes yeux ouvraient sur tous les voyages du monde, ton sourire contenait toute la force de la pure existence.

Le seule force qui me manqua – ô combien me fit-elle défaut – fut de former ces trois mots ; coincés dans la gorge, bêtement, ils y sont restés. Mais je me prépare, et je saurai te retrouver, te regarder en face et dire, sans autre préambule : Je vous aime.

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