Je vous aime

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Envoyez votre lettre

Parce que c'est vous, parce que c'est toi

Je vous aime
Encore et toujours certain

Tôt disparu est l'un. Maintenant est autre

Apprenti éternel aujourd'hui en mon coeur
Infatigable inventeur procrastinateur
Mon mâle magnétique amant très aimant
Enthousiaste étonnant ennivrant électrique énervant

Franc comme l'or, fidèle infidèle, fébrile,
Rougeoyeant, reconnaissant, reconnu du bout des doigts du bout des lèvres
Amoureux éclectique romantique
Nounourson curieux
Ça nous déchaîne et nous entraîne
Original aborigène
Incisif incursif intuitif
Serendipité de la toile, homme de ma vie de mes nuits. Surtout toi. Je vous aime

Rêve fumeux

J'ai toujours rêvé d'apprendre l'accordéon disait Richard Galliano dans mon rêve. Il répondait à Cidrolin, le bien nommé qui aimait le cidre et se vêtait de lin. Je saluais Richard Galliano et le félicitais pour son dernier disque.

Plus tard, je me voyais circulant dans un couloir, passant devant des portes de verres au travers desquelles je voyais des femmes allongées, prêtes à accoucher. Cela me plongeait dans un spleen infernal : mais pourquoi donc regrouper toutes ces femmes et les allonger ? Pourquoi ne pas les laisser se promener, prendre du temps seule, laisser leur bébé descendre sans les obliger à se mettre sur le dos ?

Et puis s'inscrivait 1848 sur la dernière porte : une belle porte d'entrée en bois peinte en rouge carmin, au heurtoir sculpté en forme de Prométhée, que je n'osais toucher, préférant l'admirer.

Allais-je passer la porte du temps? Revenir en arrière ?
Nous étions en 2009 après tout...
Non, je préférais rebrousser chemin.

Je devais reformater mes huit disques durs pour me replonger dans le monde. Et enfin je devais chercher un amoureux.
C'est alors que Richard Galliano m'a dit de frotter ma lampe pour que le génie en sorte et me dise, environné de fumée : Je vous aime !

grand'mères

Vous êtes merveilleuses.
Mamie qui m'a fait lire les exercices de style Queneau, qui m'ont menée par la suite à découvrir Cidrolin. Mémé qui m'a ouvert de vieux livres de prix, illustrés de gravures, racontant le Tour de France d'un Petit Parisien, la révolution de 1848 ou la légende de Prométhée. Mamie qui m'a menacée de m'accompagner passer mes examens et de m'attendre dans le couloir, un jour où j'étais tellement paralysée par le stress que j'ai failli ne pas y aller. Mémé qui m'a montré comment danser au son de l'accordéon, la valse, la polka et la scottish. Mamie qui maquille ses lèvres de rouge carmin, jusque sur son lit d'hôpital, parce qu'on peut toujours être séduisante, même avec le col du fémur en compote. Mémé qui râle contre l'évolution de la société, et loin de se laisser aller au spleen, fabrique sur la table de sa cuisine des pancartes pour la prochaine manifestation. Mamie et son génie de la cuisine : « c'est comme la chimie, tu mélanges les ingrédients et tu vois ce que ça donne ». Mémé qui s'initie, à bientôt 80 ans, aux joies de l'informatique, des mails échangés avec les petits enfants, et des pièces jointes à enregistrer sur le disque dur de ce maudit ordinateur. Mamie qui trouve qu'un repas à 6 ou 8 autour d'une table, c'est bien agréable, mais que si on était 40 pour un méchoui l'été prochain, ce serait tellement mieux...

Mes grands-mères, vous qui avez traversé les années en gardant intactes votre capacité d'émerveillement, votre curiosité, votre indignation, votre tendresse, je vous aime!

Là-bas non

Je vous aime.
Ce bout de toile où je dis tout n'est pas l'endroit pour écrire ces mots-là. J'y parle pourtant de toi, il faut bien que je couche quelque part tout ce que tu m'inspires et qui te ferait sourire si je te le murmurais à l'oreille. Alors j'écris que tu ressembles à Peter Pan et à John Murdoch, et aussi à Charlie Chaplin et à Pierre Richard. J'écris que te rencontrer m'a redonné le souvenir de la joie de mon enfance dont je ne voyais plus que les pleurs et la solitude. Que ta façon de marcher, un peu dansante, m'apprend chaque jour un peu la légèreté. Que ton existence m'a permis de traverser le deuil immense sans y laisser toutes mes chances d'être heureuse. J'y évoque bien des facettes de cet étonnement souvent ravi qu'est la vie avec toi.
Je n'y écris pas ces mots-là, et pourtant c'est vrai que je vous aime.

Tous tes toi

Mon lapin mon chaton mon poussin mon poulet mon coq mon oeuf à la coque ma touffe de poils mon colonel mon doge mon gouvernement mon éminence mon promontoire mon boulet ma boule d'inquétude mon souci mon beau souci mon regard tout bleu qui me fusille mon regard tout rigolard qui grésille mon grizzly ma carotte bio ma fraise des bois ma force de la nature qui a peur d'une souris ma mère ma soeur mon frère mon grand-père mon bébé mon grrrrros chat mon petit chat mon merle qui chante faux ma perruche qui chante avec enthousiasme mon anachorète ma grosse paluche qui fait vrouf mon coquelet je t'aime tous tes toi je vous aime

vous

je vous aime
vous qui m'aimez.

Valentins d'hiver - amants d'hier

Ce texte est dédié à mes beau-parents que j'adorais, et dont l'amour était toujours vibrant... et à tous les vieux amants.

Il aurait pu lui dire,
dans un demi-sourire...

"Sur ton front adoré,
Douce parcheminée
Ma dextre tavelée
Te glisse une tendresse
Déplisse les années,
Et à ton cou ourlé
De mille heures veillées
Tout autant de caresses.
Sur ton bras décharné
A la chair oubliée,
Et sur tes doigts gelés
Mon souffle, ma princesse.
Sur ton sein carminé
Au moelleux raviné,
Ton ventre crevassé
Où un baiser je laisse.
Ô lèvres opiacées
Et toujours adorées,
Combien m'en suis grisé,
Ma reine, ma pécheresse !
Vois ma belle sublimée
Comment sous mes baisers
Ton être vivifié
En oublie la vieillesse,
Et d'amour habillé
En nos nuits de clarté
Nos corps illuminés
S'envolent en liesse."

Par ces mots que je sème,
leur dire :
je vous aime.

Rouge carmin

Je vous aime.
De toutes parts s’élèvent les déclarations d’amour et montent les blancs en neige des cœurs tartifiés à la crème moelleuse. La guirlande rouge carmin du disque dur enregistre les serments qui s’enfilent en scintillant.

C’était le 8 août 1848 à huit heures, au détour du couloir où je passais la serpillière… je te vis, toi Cidrolin, mon unique ! Nous étions pauvres mais ton accordéon nous sauva quand, de la pelisse envisonnée de la Marquise, il fit émerger un billet de cinq cents mirliflores.%%%
''Prométhée-moi d’en faire bon usage, dit-elle alors avec l’accent de Nougaro. Prométhéé, prométhée-le moi !"

S’il arrive que le génie du spleen vous emberlificote de ses tentacules de balai espagnol, soyez sûr que l’amour sincère vous attend. Tapis de laine ou bourgeon de soie, sous le lit, au milieu de son troupeau de moutons, planqué sous l'émail d'un plan de travail ou déguisé en inoxydable, ne renoncez pas, inventez votre façon de faire le ménage.

Amor Fecit 2008

Je n'ai pas grand chose à vous dire. Vous m'avez tuée l'année dernière, à la mi-mars. Vous avez inconsciemment enfoncé votre poignard dans le cœur de notre amour. Il est mort et moi avec. Jamais plus je ne vous dirai : je vous aime.

c'est lui que j'aime

Je vous aime, vous les hommes qui avez traversés ma vie en me laissant parfois un goût amer et quelques coups. Mais aujourd'hui c'est un seul que j'aime et c'est la 1ère fois que j'ose mettre ces mots sur une relation qui se construit. je t'aime toi mon soleil!

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